vendredi 31 mars 2017

« Demain Brétignolles », conformément à ses statuts, a pour objet, entre autres d’encourager la démocratie locale et participative. À ce titre il nous semble nécessaire de préciser en préambule, notre point de vue sur ce que nous entendons par concertation. 
Au-delà du « dispositif » de concertation publique dont il est fait mention ci-dessous, qui n’en a que le nom, nous entendons par« concertation » le processus qui permet à un ensemble de personnes de construire collectivement un projet, une politique publique... Cela nécessite de s’écouter, de s’informer, de se confronter, d’accepter de faire évoluer son avis, de respecter les idées qui ne sont pas les nôtres, de coopérer dans la bienveillance,  pour arriver à se retrouver autour d’une finalité commune. Bien entendu nous pensons qu’une telle démarche doit être au cœur de l’élaboration des politiques publiques comme de tout projet d’intérêt général. Nous considérons qu’une municipalité doit  être le principal animateur de cette démarche et surtout le garant. Il s’agit ici des conditions pour une réelle participation. 

Or jusqu’à preuve du contraire, nous n’avons pas à faire à ce type de démarche, que nous pouvons à peine appeler « consultation ». Toutefois, il nous semble important de profiter de tous les espaces d’expression existants, même infimes ou dérisoires, pour exprimer le point de vue de notre association.

Pourquoi « Demain Bretignolles » dépose sur le registre mis à disposition par la CDC à propos de la concertation publique sur le projet de Port à Bretignolles :Pour dénoncer cette concertation qui n’est qu’une propagande  visant   un plébiscite qui de toute façon, n’aura aucun impact sur les décisions d’une éventuelle commission d’enquête (on l’a bien vu en 2011)...
Une vraie concertation préalable s’effectue beaucoup plus en amont d’un projet de plus elle est facultative pour un projet soumis à enquête publique, tel celui-ci. Ce nouveau « vieux » projet « s’inspire largement du projet initial »       (qui a reçu 7 avis défavorables  de la part des commissaires enquêteurs en 2011) et n’est donc pas « substantiellement différent » comme le  « suggérait »  le préfet. De plus, le dossier ne représente toujours pas d’image en trois D du chenal et des deux plages Normandelière et marais Girard à marée  basse et à grand coefficient. Prétendre qu’il n’y a pas d’enjeu environnemental est une ineptie, les études d’impact de 2011 l’ont très largement démontré. Se vanter de la coopération des services de l’état c’est oublier la décision en 2009 du préfet « de mettre un terme à l’intervention de la DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer) dans ce dossier déjà contesté » et plus récemment,  sa déclaration du 02/11/2012 « l’assistance à maîtrise d’ouvrage pour le compte des collectivités n’est plus une mission de l’état. Aussi mes services ne participent en aucune façon à l’élaboration d’un nouveau projet »
En outre, nous avons relevé de nombreuses incohérences, en voici quelques unes :
-des références au SCoT  et au PLU de Bretignolles alors que ces deux documents ne sont toujours pas validés par la préfecture et que Brétignolles est désormais sous le régime du RNU
-le lac marin est cité à plusieurs reprises alors qu’il n’existe plus depuis 3 ans
-La dune de la Normandelière traitée sans intérêt alors qu’elle est classée en ZNIEFF II et que le projet l’impute de 8000 m²
-La propriété de la ferme de la Normandelière : annulation de son achat par le Tribunal Administratif de Nantes, affaire non réglée à ce jour
-« lieux de baignades non impactés mais la surface des plages agrandie » alors qu’elles seront traversées par le chenal !!!
Etc…etc… Nous ne manquerons pas de développer ces incohérences pendant  l’enquête publique si toutefois elle a lieu….